Cinéma - 09 février 2017

Réforme de la classification des films : une avancée pour la liberté de création

La SACD accueille avec satisfaction la publication d’un décret réformant la classification des films de cinéma qui met un terme à l’interdiction automatique des films présentant des scènes de sexe non simulées aux moins de 18 ans.

La ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay, a tenu l’engagement qu’elle avait pris, à la suite du rapport que lui avait remis Jean-François Mary il y a un an, d’apporter une réponse adaptée aux dérives nées de jurisprudences très restrictives en termes de liberté de diffusion et d’expression.

Cette réforme acte ainsi une avancée très attendue des cinéastes : la suppression de tout critère automatique dans la classification des œuvres.
Désormais, la Commission de classification va retrouver une liberté d’appréciation quant aux mesures proportionnées à prendre pour tenir compte de la nécessaire protection de l’enfance et de la jeunesse.

La composition équilibrée de la Commission, qui assure la présence de l’ensemble des ministères concernés et permet une juste représentation des professionnels de la famille, de l’enfance et du cinéma, garantit par ailleurs un processus de décision pluraliste et transparent.

La SACD restera vigilante à ce que ce nouvel équilibre, qui apporte des garanties satisfaisantes pour les auteurs, puisse s’inscrire dans la durée, sans être remis en cause par ceux qui entendent réduire la liberté de création.